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Sophie

 

Sophie Taeuber-Arp


vente anticipée : Oblitération 1er jour à  Paris au carré d'Encre 3 bis rue des Mathurins, 75009 PARIS le le 28 et 29 mai 2021
Vente générale : 31 mai 2021
Retrait de la vente : 31 mai 2022
Valeur faciale : 2.56 €
Dentelure : 13¼ x 13
Couleur : Multicolore
Mode d'impression : Héliogravure
Quantite émis : 450.000.
Bande phosphore : 2 barres
Catalogue Yvert et Tellier : N° 5492
Valeur marchande timbre neuf avec gomme intacte: 1,50 €
Valeur marchande timbre oblitéré : 0,65 €

 

La valeur marchande représente une valeur de base du timbre pour la vente ou l'échange

 

Informations complémentaires

Sophie Taeuber-Arp

Artiste majeure de l’art du XXe siècle, Sophie Taeuber, fille d’une féministe avant l’heure ouverte aux arts, se forme au dessin industriel et à l’artisanat à Saint-Gall (Suisse), puis reçoit à Munich une formation de textile et travail du bois. Elle développe son propre vocabulaire formel abstrait à partir de formes géométriques. Elle décloisonne également les arts, mettant sur le même plan arts et arts appliqués. En 1915, elle rencontre Hans Arp, que son œuvre impressionne. Ils se marient et collaborent à plusieurs reprises. L’œuvre de Sophie Taeuber-Arp traverse ensuite toutes les époques et les médiums jusqu’à son décès brutal en 1943. Son abstraction épurée demeure imprégnée de mouvement et de rythme, influencée par sa pratique de danseuse au milieu des années 1910. Éclipsée en partie par celle de son mari qui réclamait pourtant son influence, son œuvre rencontre une reconnaissance posthume amorcée au milieu des années 1950.
Dans Le Bateau, gouache sur papier de 1917, un damier abstrait entoure une fenêtre réservée à quelques éléments circulaires (bateau, cheminée, fumée). Cette stylisation géométrique du bateau apporte un contrepoint ludique à la rigueur géométrique de la grille orthogonale, dans une composition mélodique aux couleurs joyeuses et lumineuses. Il s’agit d’une des œuvres de Taeuber-Arp où subsistent des souvenirs figuratifs avant qu’elle n’entre définitivement en abstraction.
Source © La Poste - Christine Macel, Conservatrice générale du patrimoine, conservatrice au Musée national d’art moderne Centre Pompidou et commissaire de l’exposition « Elles font l’abstraction »